Après une minute, peut-être deux, ainsi figés dans ce malaise ambiant, il reprend sur un ton plus bas mais tranchant comme la lame d'un couteau :
- Ecoute-moi bien, je ne le répèterai pas et c'est non-négociable. Je lui laisse une semaine pour boucler le dossier de la boîte. Et c'est sa dernière chance de
se remettre en selle. S'il n'est pas capable de travailler, il dégage !
Mathilde ne répond rien. Que rétorquer à cela ? Bien qu'elle brûle de faire valoir son propre pouvoir décisionnaire au sein du journal, elle se mord la langue pour
s'abstenir. Cela ne ferait qu'accroître l'intolérance subite dont Laurent fait preuve. Le seuil des limites de l'acceptable est désormais dépassé de son côté.
Malgré tout, elle comprend son raisonnement. Oui, dans le fond il a raison mais c'est la forme qu'il donne à la situation qui la dérange.
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